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BNP Paribas Fortis soutient la transition vers l'énergie verte de LCL
En investissant 13 millions d’euros dans trois éoliennes, LCL s’engage résolument sur la voie de l’autosuffisance énergétique. Ces installations devraient être en service en 2025. Le projet, financé par BNP Paribas Fortis, établit une nouvelle référence. « Un centre de données qui produit sa propre énergie renouvelable, c’est unique en Belgique », déclare Dieter Dirickx, Senior Green and Cleantech Advisor chez BNP Paribas Fortis. « Mais c’est exactement le type de projet que nous voulons soutenir : un projet qui réduise la dépendance au carbone et garantisse la résilience énergétique à long terme ».
Pour BNP Paribas Fortis, la durabilité est déterminante dans ses décisions de financement. La banque applique des critères de sélection ESG stricts pour les prêts aux entreprises et s’est engagée à aligner son portefeuille de prêts sur une économie nette zéro d’ici 2050.
Geneviève Ceulemans, Business Centre Manager chez BNP Paribas Fortis, souligne l’importance stratégique de ce financement : « La solide feuille de route de LCL en matière de durabilité, associée à un modèle économique stable, a fait de ce projet un investissement fort. Tout le monde en sort gagnant : LCL réduit sa dépendance à l’égard des fournisseurs d’énergie externes, tandis que nous soutenons la transition verte dans un secteur où les besoins en énergie sont élevés ».
Pourquoi BNP Paribas Fortis a-t-elle décidé de financer le projet éolien de LCL ?
Dieter Dirickx : « Un projet comme celui-ci répond à toutes les attentes. Tout d’abord, LCL est un partenaire de confiance qui a fait ses preuves en matière d’opérations durables. Ensuite, la structure financière était solide : nous avons procédé à une évaluation complète des risques, en veillant à ce que la production d’énergie et les économies prévues justifient l’investissement. L’étude P90, qui prévoit la production d’énergie éolienne avec une certitude de 90 %, a beaucoup joué dans la décision. Tout cela, combiné à des installations de turbines de haute qualité et à des contrats de maintenance à long terme, a permis le financement du projet. Nous avons structuré le financement comme un prêt vert, conformément aux principes de la Loan Market Association (LMA), ce qui renforce la crédibilité environnementale du projet ».
Geneviève Ceulemans : « Nous avons également évalué la stratégie globale de LCL en matière de durabilité. Ils s’approvisionnent déjà en énergie 100 % renouvelable, optimisent l’efficacité de leur refroidissement et se fixent des objectifs clairs en matière de réduction des émissions de carbone. Financer leur production d’énergie éolienne s’inscrit parfaitement dans notre cadre de prêts ESG ».
Comment BNP Paribas Fortis évalue-t-elle le développement durable dans ses prêts aux entreprises ?
Dieter Dirickx : « Le développement durable est intégré dans nos décisions de prêt. En examinant les demandes de crédit, nous évaluons l’impact environnemental d’une entreprise, sa responsabilité sociale et sa viabilité financière. Nous évaluons si une entreprise réduit activement ses émissions de carbone et augmente sa consommation d’énergie renouvelable, si sa gouvernance est forte, si elle a des pratiques de travail équitables et un engagement citoyen, et si elle peut maintenir sa rentabilité tout en respectant ses engagements en matière d’ESG. Chaque secteur a ses propres critères de référence ESG. Dans le domaine de l’énergie, par exemple, nous réduisons notre exposition aux projets liés aux combustibles fossiles tout en augmentant le financement des alternatives à faible émission de carbone, comme l’énergie éolienne et solaire. »
Geneviève Ceulemans : « Pour les centres de données, le principal défi est la consommation d’énergie. C’est pourquoi nous prenons en compte des paramètres tels que le Power Usage Effectiveness (PUE), l’approvisionnement en énergie renouvelable et l’amélioration de l’efficacité à long terme. Un centre de données qui investit dans sa propre production d’énergie renouvelable, comme le fait LCL, est un indicateur fort de durabilité à long terme ».
Quels sont les défis liés au financement des projets de durabilité ?
Dieter Dirickx : « Les projets de durabilité, bien qu’essentiels, s’accompagnent de défis uniques. Il y a notamment le risque technique : par exemple, assurer le bon fonctionnement à long terme des installations d’énergie renouvelable comme les éoliennes. C’est pourquoi nous procédons à un contrôle de qualité poussé, notamment par le biais d’accords de maintenance à long terme et d’évaluations des technologies. Les risques sur le marché jouent également un rôle, car la fluctuation des prix de l’énergie et l’incertitude de la demande peuvent jouer sur la viabilité financière des projets verts. Nous atténuons ce problème en travaillant avec des entreprises comme LCL qui ont une stratégie énergétique claire et des habitudes de consommation prévisibles ».
Geneviève Ceulemans : « Les changements réglementaires sont un autre facteur. Le secteur des énergies renouvelables évolue rapidement et les politiques publiques peuvent changer et affecter les subventions ou la fiscalité. Les entreprises doivent être flexibles et, en tant que partenaire financier, nous les aidons face à ces complexités. La réputation est aussi un élément à prendre en compte. Le financement vert est une chose de plus en plus suivie, et il faut que chaque projet que nous finançons est véritablement durable, en évitant tout risque d’écoblanchiment. C’est pourquoi nous nous alignons sur des normes internationales telles que les principes de prêt vert de la Loan Market Association et exigeons de nos emprunteurs la transparence dans leurs rapports ESG ».
Quelle est la vision à long terme de la finance durable chez BNP Paribas Fortis ?
Dieter Dirickx : « D’ici 2027, BNP Paribas Fortis a pour objectif de réaliser au moins 20 milliards d’euros d’investissements durables, contre 15 milliards d’euros aujourd’hui. Nous supprimons progressivement le financement des projets pétroliers et gaziers tout en augmentant le financement des secteurs à faible émission de carbone tels que les énergies renouvelables, la mobilité propre et l’immobilier vert ».
Geneviève Ceulemans : « Nous faisons également pression pour que l’ESG soit un facteur clé dans 100 % des demandes de prêts aux entreprises. Les entreprises qui ne respectent pas les critères de durabilité auront de plus en plus de mal à se faire financer. Le changement est clair : les entreprises qui adoptent l’ESG auront un meilleur accès aux capitaux et de meilleures perspectives de croissance à long terme. »
Quelle est la prochaine étape pour BNP Paribas Fortis et LCL ?
Geneviève Ceulemans : « Les réglementations devenant plus strictes et les objectifs ESG des entreprises plus ambitieux, nous pensons que LCL restera un précurseur en matière d’infrastructure informatique verte. Les futurs domaines de collaboration pourraient inclure le financement de solutions de stockage de batteries, l’amélioration de l’efficacité énergétique et, éventuellement, de nouveaux centres de données durables. »
Dieter Dirickx : « Le projet d’éoliennes de LCL n’est qu’un début. Notre volonté est de continuer d’appuyer les entreprises pionnières qui accordent une grande importance à la durabilité, en assurant que les solutions financières propulsent la transition énergétique ».
